Succès du congrès InterPore à Nantes : « Un véritable effet Cité »
International
Publié le 15 juin 2026
Du 19 au 22 mai dernier, La Cité des Congrès a accueilli plus de 800 spécialistes internationaux des milieux poreux. Retour sur cet événement scientifique d’envergure avec Benoît Rousseau, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire de Thermique et Energie de Nantes — LTeN) et président du comité local d’organisation.
Qu’est-ce qu’InterPore ?
InterPore est une société savante internationale consacrée à l’étude des milieux poreux, qu’ils soient naturels ou industriels. Les applications sont extrêmement variées : dynamique des systèmes géologiques, stockage du CO2, dépollution des sols, optimisation du comportement des matériaux pour l’industrie, production de chaleur décarbonée, cuisson du pain ou encore santé, avec, par exemple, une meilleure connaissance des mécanismes du transport du sang en lien avec la maladie d’Alzheimer. Des chercheurs issus de disciplines très différentes s’y rencontrent, confrontent leurs approches expérimentales, théoriques et numériques et découvrent des travaux transposables à leurs propres domaines de recherche.
Cette diversité fait toute la richesse d’InterPore et de son congrès annuel, explique Benoît Rousseau.
Pourquoi Nantes a-t-elle accueilli cette 18e édition ?
La communauté française, réunie au sein du France InterPore Chapter, organise tous les deux ans les Journées d’étude des milieux poreux (JEMP). J’avais coordonné l’édition 2018 à Nantes, déjà à La Cité des Congrès, qui avait réuni 220 participants. Le cadre avait beaucoup plu au conseil d’administration d’InterPore, au point de susciter l’idée d’une candidature française pour l’organisation du congrès international annuel. Après plusieurs dépôts de candidatures infructueux, j’ai, reconstitué début 2024, une équipe avec des collègues impliqués dans l’organisation des JEMP nantaises. Deux représentants du France InterPore Chapter nous ont rejoints, renforçant la crédibilité du dossier. Nantes s’est imposée face à des candidatures très solides, comme celle de Lausanne.

Comment Nantes s’est-elle distinguée ?
La ville dispose d’atouts majeurs pour accueillir un événement de cette ampleur : une offre hôtelière adaptée, une excellente accessibilité et une Cité des Congrès idéalement située, à proximité immédiate de la gare et du centre-ville. Ici, tout se fait à pied : rejoindre son hôtel, découvrir le patrimoine nantais ou se promener le long de l’Erdre. Nous avons la chance de disposer à Nantes d’un équipement de niveau international.
Quel a été l’apport des équipes de La Cité des Congrès ?
Je travaille avec les équipes de La Cité depuis de nombreuses années et la collaboration a, une nouvelle fois, été particulièrement fluide. Elles nous ont accompagnés dès la phase de candidature, que ce soit pour le montage budgétaire ou l’obtention des soutiens institutionnels. Notre interlocutrice a également pris part aux réunions de préparation et accueilli en février 2025 un membre du staff international lors d’une visite de repérage. Une autre personne de l’équipe a coordonné le volet logistique et opérationnel : organisation de l’exposition, gestion des pauses-café, relations avec le traiteur pour les repas du midi et préparation du dîner de gala.
Nous avons véritablement travaillé en synergie. L’équipe fait preuve d’un grand professionnalisme et se préoccupe du moindre détail, confie Benoît Rousseau.
Comment avez-vous investi les lieux ?
Les conférences plénières se sont tenues dans l’Auditorium 800. Les mini-symposiums ont investi plusieurs salles de réunion, tandis que la Grande Halle accueillait l’exposition et les sessions posters. Cet espace s’est également transformé, le temps d’une soirée, pour recevoir le dîner de gala réunissant 720 convives.
Quels retours avez-vous reçus sur cette édition ?
Ils sont extrêmement positifs ! Le cadre offert par La Cité et la qualité de l’accompagnement ont largement contribué à créer une atmosphère chaleureuse et conviviale. Il y a eu un véritable « effet Cité » ! Tout est pensé pour faciliter le séjour des participants, depuis leur arrivée à Nantes jusqu’à leur accueil sur site. Beaucoup ont également apprécié de pouvoir découvrir la ville à pied depuis le congrès et de profiter du cadre de vie nantais.
Au-delà de l’organisation, que retenez-vous de cette édition ?
Cette 18e édition a mis en lumière le dynamisme de la recherche française dans le domaine des milieux poreux — près de 180 chercheurs français étaient présents — tout en valorisant la communauté nantaise. Sur le plan scientifique, le congrès a confirmé la montée en puissance des techniques d’imagerie 3D et 4D, comme la micro-tomographie X. Cette technique expérimentale permet aujourd’hui d’observer l’intérieur des milieux poreux avec un niveau de détail inédit et d’appliquer ensuite des modèles numériques reproduisant des phénomènes physiques extrêmement proches de la réalité.
Pour illustrer concrètement ces avancées, nous avons, avec l’un de nos exposants, pu réaliser des images par micro-tomographie X des intérieurs poreux d’un Berlingot, d’un Petit-Beurre nantais ou encore d’une galette Saint-Michel : cela a beaucoup plu !
Article Soizic Richard Naoscrib Juin 2026










